_____ L'amour me fait peur, autant qu'il est beau & puissant. Je me dois de faire ce retour dans cet hotel, avant que tout ne prenne que d'incontrôlables proportions. Arrêter, avant que tout ne repose que sur des regrets, sales conséquences & nostalgie immensément indestructible.
Mais il y a eu Andréa, ce petit bout d'homme rencontré vraiment par hasard, & sans y croire. Un journal intime dans lequel j'ai balancé toutes ces lettres formant ces mots, eux même construisant l'image de mes doutes & ces questions sans réponses qui logeaient dans mon esprit. Treize à seize pages. Trois week-end où nous étions inséparablement imbriqué ensemble, à notre manière. & puis vient la suite : Une semaine d'interminable travail, ponctuée par la fatigue. Notre éloignement serait-il seulement lié à cette overdose de boulot ? La question à cessée de se répéter dans ma tête. Je n'en sais rien, je n'y réfléchis plus. Ce que je sais, c'est que ces quelques jours sans nouvelles ont été un certain déclic. Il y a moins d'un mois, les portes de l'hotel ce sont peu à peu fermées à nous. Peut-être aurait-on pris la direction de l'autoroute de l'amour, ensemble. Je n'y crois pas, je n'y est jamais cru, & pourtant la question est là. Elle m'effraie. Rien a commencé, ce lien fort qu'on appel Amour ne s'est pas interposé entre nos deux c½urs. Un simple attachement nous rapproche de l'autre. Celui-ci indéfinissable. Ni physique, ni sentimentale, dur a comprendre. Ou peut-être pas tant que ça en fait. On a besoin de vivre dans les yeux de l'autre, sentir que notre compagnie peut rendre quelqu'un heureux. Mais si ni les sentiments, ni le physique intervient là dedans, alors c'est que l'on est sûrement lié dans le simple but de se rassurer. Une certaine perte de confiance en soi ? De mon coté j'en doute. Cette rentré m'a assez forgée pour savoir que j'ai acquis cette confiance en moi, beaucoup plus que dans la passé en tout cas. Bien sur que certaines choses sont encore à acquérir, mais beaucoup font déjà partie de ces bases solides qui à présent me constituent.
Ce n'est donc pas une question d'autoroute de l'amour, c'est différent. Nous avons construit notre hotel, celui qui est situé à la sortie de la voie de l'amour & qui mène vers une route encore inconnue, inexplorée sans directions précises. Je fais demi tour. J'arrête ce chemin commencé en cette compagnie. Commençons par le commencement. Ou ne commençons rien. Oui, je crois que cela est plus simple pour nos deux esprit respectifs.
Tout effacer, pour ne rien recommencer. J'ai peur de l'évolution. Ce coté que nous n'avons pas encore traité, celui qui ferait de nous plus qu'une simple relation, aujourd'hui dite « indéfinissable ». Celui-ci contribue à cette volonté d'arrêt de relation. Ils nous manque ce lien hors de tous ces moments de complicité corporelle. Ce lien appartient sûrement au futur. Cet avenir peut donc nous laisser croire que cette évolution qui m'effraie, pourrait se transformer en amour. Peut-être, ou peut-être pas. Mais ne tentons rien si c'est pour encore se détruire.
Ma timidité n'a pas encore été brisée durant ces trois week-end. Cet avis que tu as de moi n'est donc qu'une image. Le « vrai moi » que tu ne connais pas encore, doit rester là ou il est. Si je venais à briser cette timidité, cela serait sûrement un signe de totale confiance. Autrement dit, une évolution. Un épanouissement différent de celui que nous avons précédemment partagé. & puis un simple ami ? Me diriez-vous. Pourquoi pas, seulement faudrait-il qu'on soit encore capable de s'imposer des limites. & ça c'est une autre histoire...
Une histoire inachevée, je dirais même à peine commencée, que déjà je souhaite y mettre son point final.
Le duo nous renforce, pour mieux nous affaiblir lorsque celui-ci redevient solo.
Peut-être qu'en fait, on est plus fort seul, avec soi même. Constance; V.